lundi, 24 février 2020|

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« De la foule au corps collectif »

Nous envisageons de penser aux possibilités d’un corps collectif en se référant aux lectures de Baudelaire et de Poe par Benjamin autour de la notion de la foule. Quels sont les points de convergence et de divergence entre le mouvement de la foule et celui d’un corps collectif qui peut émerger lors d’un soulèvement populaire, d’une manifestation ou d’un rassemblement politique ? Il s’agit d’aborder la tension entre l’expérience du corps dans la foule et celle du corps collectif à travers une analyse des relations entre le temps, l’espace et le mouvement urbain en passant par le rapport à soi et aux autres ainsi qu’à la mémoire individuelle et collective. Le problème de la subjectivité, des subjectivités différentes qui correspondent à ces deux modes distincts de faire corps avec les autres, sera l’un des axes de notre intervention. Cette réflexion incitée par le mouvement de résistance qui a débuté en juin 2013 dans le parc Gezi en Turquie et qui continue avec une dynamique ondoyante est également un questionnement sur les stades de la résistance, sur l’attachement que les individus ont à ce mouvement. Dans ce contexte, en se référant aux témoignages des résistants, il s’agit également de réfléchir sur l’incorporation de l’expérience du corps collective dans la mémoire individuelle et sur le travail silencieux qu’elle effectue dans les consciences.

« From the crowd to collective body » We propose to consider the possibilities of collective body by referring to lectures of Baudelaire and Poe by Benjamin around the notion of crowd. What are the points of convergence and divergence between the motion of crowd and that of collective body which may emerge during a popular uprising, demonstration or a rally ? We suggest treating the tension between the experience of the body in the crowd and that of collective body through an analysis of the relationship between time, space and urban movement, through the relationship with oneself and others as well as individual and collective memory. The problem of subjectivity, different subjectivities that correspond to these two modes of being one with the others, will be a focus of our intervention. This reflection initiated by the resistance movement that began in June 2013 in Gezi Park/Turkey and continues with an undulating dynamic is also a questioning on stages of the resistance and on attachment that people have with this movement. In this context, referring to declarations of resistants, we propose to think about the incorporation of collective body’s experience in individual memory and its silent work on the consciousness.

 
A propos de "Les usages politiques du corps". Université d’été du 25 au 30 aout 2014 en Albanie.
New ethnic identifications are not created out of nowhere nor are they natural appearances of historic roots but usually follow a certain strategy which fulfills certain needs. One of the needs can be the avoidance of racist stereotypes. This is the case with Egyptians and Ashkali who try to (...)
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